Isolation phonique et thermique

2 avril 2018

Les principes majeurs de l’isolation thermique sont de conserver la chaleur à l’intérieur d’une maison durant les mois d’hiver ou de maintenir la fraîcheur en été.

Il existe différentes formes d’isolation thermique et de travaux de rénovation énergétique, qui ont la même mission : celle de limiter les pertes de chaleur et ainsi réduire les besoins en énergie. Celles-ci font ont des techniques différentes et surtout des prix qui varient.

Parmi les isolations thermiques existantes, celles qui sont les plus demandées sont l’isolation phonique, pour le confort acoustique et l’isolation thermique pour le confort thermique. Cette isolation peut se faire soit par l’intérieur, soit par l’extérieur.

L’objectif principal de l’isolation thermique est de limiter la déperdition de chaleur, le phénomène par lequel la chaleur générée à l’intérieur d’un logement s'échappe vers l’extérieur par divers ponts thermiques tels que les murs, les fenêtres, les portes, le toit, le sol, etc.

L’isolation thermique d’une maison peut se faire avec différents types d’isolants qui sont en général classés en deux catégories : écologiques et non écologiques. Il existe une multitude de types d’isolation thermique parmi lesquels : l’isolation thermique des murs par l’intérieur, l’isolation thermique des murs par l'extérieur, l’isolation thermique des murs anciens, l’isolation thermique des sols, etc…

L’isolation acoustique : l’objectif de l’isolation phonique ou acoustique est de se prémunir contre l’impact négatif des bruits sur notre santé et notre confort acoustique. Les principales nuisances sont les parois de la maison, les équipements et les chocs internes ou externes. Les travaux d’isolation phonique les plus courants sont ceux portant sur les murs par l’extérieur, ceux portant sur les murs mitoyens, ceux portant sur les plafonds suspendus, ceux portant sur les murs en béton, et ceux portant sur les murs en parpaing.

Le niveau d’isolation d’une maison dépend de sa date de construction. Avant l’année 1974, il n’y avait pas de réglementation thermique (RT), aucune obligation d’isoler les constructions. C’est pourquoi de nombreuses maisons n’ont pas été isolées.

Dans les bâtiments neufs, la RT 2005, applicable dès le 1er septembre 2006 encadre les règles de construction et d’isolation des bâtiments neufs. Cette règlementation a permis de réduire de plus de 50% les consommations d’énergie dans les logements neufs.

A partir du 1er janvier 2013, la RT 2012 ou norme BBC imposera une consommation inférieure à 50kWh/m²/an. Les consommations de chauffage seront diminuées à nouveau par un facteur 2 à 4 dans les logements neufs.

Bien ventiler pour bien isoler afin de conserver une isolation performante.

Les travaux de rénovation énergétique comme l’isolation thermique, le changement de fenêtres, l’installation de système de chauffage performants, etc… s’imposent comme une évidence. C’est donc pour encourager un plus grand nombre de particuliers à les réaliser, malgré leurs coûts souvent élevés, que l’État a mis en place plusieurs dispositifs d’aides aux travaux (Crédit d’impôtEco PTZprime énergiesubventions de l’ANAH, aides locales, etc.). Ces aides, généralement cumulables peuvent dans certains cas couvrir jusqu’à 90% du coût de l’opération.

Le coût d'investissement pour l'isolation thermique d’un logement fluctue très fortement et peut facilement passer de moins de quarante à plus de quatre-vingts euros au mètre carré. Les raisons de cette fluctuation sont à mettre sur le compte de la qualité des matériaux de même que les tarifs pratiqués par les différents professionnels et artisans. 

Le coût de revient des travaux d'économie d'énergie peut représenter un frein, mais sachez qu’ils existent différentes aides pour la rénovation énergétique.
 

Les aides de l’État pour l’isolation 2018 sont nombreuses :
L’Agence nationale de l’habitat peut accorder une subvention « Habiter Mieux » dans le cadre de travaux de rénovation. Celle-ci peut être attribuée au propriétaire occupant, au bailleur ou au syndicat de copropriétaires. Pour le propriétaire occupant, les revenus ne doivent pas dépasser certains plafonds selon deux barèmes : revenus modestes ou très modestes. Le bénéficiaire de l’aide est obligé de s’engager à continuer d’habiter le logement pendant au moins 6 ans après les travaux. Le logement doit être occupé en tant que résidence principale et être achevé depuis au moins 15 ans. Le montant des subventions est plafonné en fonction de la nature des travaux, par exemple 20 000 € pour les dépenses liées à l’amélioration énergétique, avec un minimum facturé de 1500 €.

Les copropriétés et les propriétaires bailleurs respectant des conditions de loyers et de ressources peuvent bénéficier de programmes spécifiques. En complément de la subvention Habiter Mieux, l’Anah propose également des prêts à taux zéro. Une subvention de l’Anah n’est pas un droit acquis d’office. L’octroi de cette aide est laissé à la libre appréciation des agences locales.

La Prime Énergie, aide à l’économie d’énergie fonctionne grâce aux certificats d’économies d’énergie.

Ceux-ci sont délivrés par l’État aux entreprises du secteur énergétique. En contrepartie, celles-ci s’engagent à inciter leurs clients à réaliser des économies d’énergie. Pour bénéficier de la Prime énergie en tant que particulier, il faut se mettre en relation avec un opérateur habilité avant d’avoir signé tout devis ou bon de commande.

La prime sera versée à l’issue des travaux sous diverses formes : euros, bon d’achat, carte de fidélité. De très nombreux travaux ou achats d’équipements sont concernés par ce dispositif : installation d’un chauffage au bois, travaux d’isolation, ventilation double flux, pompe à chaleur, etc.

Que vous soyez propriétaires occupants, bailleurs ou copropriétaires, vous pouvez bénéficier d’un Eco-prêt à taux zéro pour vos travaux de rénovation énergétique. Ce dispositif a été reconduit jusqu’au 31 décembre 2018. Le logement doit être utilisé en tant que résidence principale et avoir été construit avant le 1er janvier 1990 pour la France métropolitaine et le 1er mai 2010 dans les DOM.

Les travaux doivent être réalisés par un professionnel certifié RGE. Le montant du prêt ne peut pas dépasser 30 000 € avec un remboursement étalé sur 10 ou 15 ans. Depuis 2016, il est possible d’obtenir un second prêt pour le même logement, dans la limite du plafond. La demande d’éco-prêt à taux zéro s’effectue auprès des banques ayant signé une convention avec l’État.

Ces aides locales peuvent prendre diverses formes telles que l’aide à la rénovation énergétique des maisons individuelles, l’aide à l’isolation maison, les travaux d’amélioration pour les propriétaires bailleurs, l’achat d’équipement utilisant des énergies renouvelables, etc…

Les logements achevés avant le 1er janvier 1989 peuvent bénéficier d’une exonération de taxe foncière totale ou partielle pendant 5 ans suite à des travaux d’économies d’énergie, sous réserve que la commune et/ou le département concerné ait voté cette possibilité. Les travaux engagés doivent être supérieurs à 10 000 € sur un an ou 15 000 € sur 3 ans.

Les travaux d’amélioration énergétique ouvrent droit à un taux de TVA réduit à 5.5%. Sur le même principe que le 1 % logement, il est possible d’obtenir un Prêt d’Action Logement au taux de 1 %. Ce prêt est cumulable avec l’Eco-prêt à taux zéro. Ce dispositif s’adresse aux propriétaires occupants, bailleurs et aux personnels des entreprises de 10 salariés et plus.

Les caisses de retraite peuvent également accorder une aide pour certains travaux concernant l’isolation des pièces à vivre.

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